{Recette Vegan} Tarte très Chocolat aux Fraises & à la Noix de Coco

J’ai eu la très jolie surprise de recevoir récemment plusieurs livres des Editions l’Âge d’Homme, dont un qui a été un vrai coup de cœur : « Végane sur le pouce ! ». Au menu ? Des recettes de diner à l’américaine comme je les aime, entre burger, onion rings, cheese-cake et petits pains gourmands, le tout en version vegan, bien évidemment !

C’est là que j’ai découvert cette recette de tarte chocolatée aux fraises dont le rendu visuel est – je trouve – absolument sublime ! Dans le livre plus encore que sur ma photo, j’avoue 🙂 Mais outre le rendu visuel, ce qui m’a donné très très envie, c’est d’imaginer ces belles fraises toutes crues sublimées par une ganache au chocolat !

Il faut savoir que j’ai toujours été fâchée avec les tartes aux fruits : je ne suis pas fan des pâtes sablées, encore moins de la crème pâtissière ou de la gelée qui les recouvrent bien souvent chez le pâtissier. La tarte aux pommes est mon plus grand cauchemar… Mais cette tarte est juste parfaite ! J’y ai apporté ma petite touche en utilisant dans la pâte de l’huile de coco plutôt que de la margarine, et en agrémentant la tarte de quelques copaux de noix de coco, ma saine gourmandise chouchou du moment ! Testez-la ! Oui, oui, c’est un ordre 🙂

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{Recette Vegan Raw} Tartelettes crues au chocolat & aux fraises – Foodista Challenge #18

En novembre dernier, j’avais participé pour la première fois au Foodista Challenge #13 sur le thème « Et si on en rajoutait une couche ? ». J’avais trouvé l’expérience très chouette et c’est donc avec plaisir que je suis lancée dans le défi du mois, du blog Nietzche, paillettes et sac à main, qui était un vrai défi justement, puisqu’il s’agissait de proposer une recette crue… Or il s’avère qu’à part quelques salades pas hyper originales, je cuisine rarement cru, en fait…

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Du coup, je me suis dit que quitte à tenter une expérience, autant y aller jusqu’au bout 🙂 Alors je me sous tournée vers la pâtisserie crue, que j’ai toujours trouvée joliment intrigante… Tous ces gâteaux au chocolat, ces cheese-cakes, ces tartelettes… crues ! D’ailleurs, en parlant de tartelettes, celles du blog Objectif : Zéro Miette ! ont retenu l’attention de ma gourmandise… Je me suis donc beaucoup inspirée de cette recette, pour partir néanmoins sur une base « testée et approuvée » 🙂

Une contrainte venait s’ajouter à la recette : devait figurer sur la/les photo(s) un « objet qui raconte un peu de nous »… J’ai choisi de mettre à l’honneur mon adorable porte-monnaie Totoro, parce qu’il m’a été offert par une personne que j’apprécie beaucoup, ma pink-twin, qui a la mauvaise idée d’habiter à l’autre bout de la France, et que je ne vois pas assez ; et parce que je suis une grande fan de Totoro, tout simplement ! ♥ J’ai un énorme penchant pour tout ce qui est kawaii – mignon, en japonais – et Totoro est mon chouchou absolu ! Et puis une recette crue, je trouvais que ça lui allait bien, à l’Esprit de la Forêt ! 🙂

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{Homme-mage} Journal d’un vampire en pyjama – Mathias Malzieu

Journal-dun-vampire-en-pyjama« J’ai toujours rêvé d’être un superhéros. Avant tout pour me sauver moi-même. Mais anéantir mes démons serait trop facile, car en réalité j’ai besoin d’eux. Si je les tue, je me tue. J’ai beau vouloir être inventeur, crooner, semi-poète, illusionniste, skateur en plastique, mangeur de femme en peau de crêpe et imitateur d’animaux sauvages, je suis insomniaque, angoissé et épuisé d’avoir trop cru. Comme si je m’étais foutu de ma propre gueule. »

Peut-on parler de coup de cœur lorsqu’un homme raconte comment Dame Oclès a été à une poignée de globules blancs de le briser de son épée ? Peut-on parler de poésie en chambre stérile ? Peut-on trouver de la magie dans une aventure humaine à la lisière de la mort ?

Il n’y a pas si longtemps, je crois que je vous aurais dit « non ».
Et puis j’ai lu « Journal du vampire en pyjama »

« Je tiens ce journal comme le gouvernail d’un chalutier éventré. Une lampe à pétrole vacille entre mes genoux. Les déferlantes fracassent le corps des sirènes endormies contre la coque de mon esquif. Un orage gronde en silence à ma fenêtre. Les étoiles se décrochent du placenta céleste pour se planter une à une dans mon lit. « Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! », disait Whitman. J’aurais bien besoin de me fabriquer de nouvelles armes hémato-poétiques. Un bouclier mental si puissant qu’il modifierait ma biologie. Le cœur et son armada de désirs à la rescousse du corps. The poetry of war. » (suite…)

{Recette} Blueberry & Cheese Pizza

La semaine dernière, je vous proposais une recette de « Rainbow Pizza », qui m’a donné des envies de balades sur Pinterest… C’est quelque chose que je ne fais jamais trop mais là… je ne sais pas, j’avais des envies de cuisine arc-en-ciel ! Tellement de belles photos, de belles idées… Et me voilà arrivée de l’autre côté de l’Atlantique, chez Karen, dont les photos de sa « Blackberry Ricotta Pizza with Basil », ont fait naitre des étoiles dans mes yeux… L’ironie étant que je n’aime même pas les mûres (blackberry) !

Ce que j’aime, par contre – ce que j’adooore même ! avec du yaourt de brebis à la vanille, mon müesli préféré et quelques copeaux de noix de coco…, ou encore dans des pancakes, ou dans mon bundt cake d’amour tout chocolaté – ce sont les blueberries, ces grosses myrtilles que les Américains glissent dans leurs muffins !

Si c’est aussi bon avec des mûres que nous le dit Karen, pourquoi est ce que ça ne le serait pas avec des blueberries, hein ? Je ne suis pas une grande aventurière, mais en cuisine, je n’ai pas peu de grand-chose : je teste ! Et bien – même si mes photos ne font pas autant rêver que celles de Karen – je vous promets que c’est un délice ! A condition d’être un(e) adepte du sucré-salé, évidemment 🙂 Allez, testez, et vous m’en direz des nouvelles !

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{Recette} « Rainbow Pizza » ~ Pizza Arc-en-Ciel

rainbow_pizza_polaDepuis mon mariage – où les couleurs de l’arc-en-ciel étaient au cœur de la fête – je suis totalement « rainbow-addict » ! {Pour les curieux, je vous invite à découvrir mon Rainbow Cake sur mon ancien blog, Végétatout.} Et mes amis l’ont bien compris ! Je serai bien incapable de compter le nombre de fois où l’un d’eux m’a dit qu’il avait pensé à moi en voyant un arc-en-ciel… 🙂 Alors inutile de vous dire que quand – au fil de mes pérégrinations internétiques – je suis tombée sur le concept de la pizza arc-en-ciel, j’ai eu une folle envie de la réaliser !

J’ai trouvé tout un tas de photos, d’idées, mais aucune ne m’a parfaitement convaincue – légumes crus sur certaines, monomanie de poivrons multicolores sur d’autres… – alors je n’ai gardé que ce qui me plaisait, j’ai ajouté ma petite touche mozzarella très gourmande et tadaaaaam ! 🙂

En parlant de mozzarella, la pizza, c’est comme les cookies : la recette de base est simplissime et tout le monde peut en réaliser. La vraie différence, c’est le choix des ingrédients… Donc je ne peux ici que vous inviter très fortement à choisir une très bonne mozzarella ! {Et à attendre l’été pour de vrais bons légumes mûris au soleil huhu…} Après, vous l’avez compris, l’idée est de rester dans les couleurs de l’arc en ciel, et vous pouvez donc choisir les légumes qui vous font plaisir : pourquoi pas des tomates cerise jaunes ? Ou du poivron vert ? Ou encore une version sucrée-salée avec de l’ananas ?

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{Roman} Zombie Nostalgie – Øystein Stene

zombie_nostalgie« Mon projet n’est pas de m’inscrire dans l’histoire, mais de m’en délivrer. Je cherche une échappatoire, un passage, une brèche, un lieu où l’histoire ne pourra plus me rattraper, un lieu où elle sera hors de portée. Je voudrais être là, sans être associé au destin de la nation, sans être associé au vide qu’elle a laissé. Je voudrais exister. En tant qu’être humain, pourrait-on dire. J’essaie de faire place à quelque chose de nouveau. »

Quelque part, dans l’océan Atlantique, se trouve l’île de Labfonia… Inutile de la chercher sur une carte. Cette île est cachée, secrète, effacée par les services secrets des grandes puissances occidentales.

Chaque jour, des hommes, des femmes s’y réveillent – à l’image de notre narrateur. Leur corps est raide, leur peau bleuâtre, ils ne ressentent rien et grognent plus qu’ils ne parlent… Ils sont vides de souvenirs, d’un avant ou d’un ailleurs. Ils se sont simplement éveillés, ici, et puisqu’ils n’ont pas d’existence, leur nouvelle société va leur en donner une : un nom, un métier, un logement. Comme une vraie vie. Sauf qu’ils sont morts. Ou immortels. Mais dans le fond, n’est ce pas la même chose ?

Rebaptisé Johannes, notre narrateur va vite démontrer d’excellentes capacités d’adaptation, bien plus importantes que la majorité des Labfoniens. Il réapprend à parler, à se mouvoir et trouve avec plus moins de bonheur sa place au sein des archives, où il a été affecté. Mais « bonheur » est un bien grand mot, car les Labfoniens sont vides de sentiments. Ils simulent – l’amour, la jalousie, la colère, tentent de ressembler à des humains, à ceux qu’ils étaient peut-être, à ceux qu’ils ne deviendront jamais. (suite…)

{Roman} Papillon de nuit – R.J. Ellory

papillon-de-nuit-ellory« Si je tentais de résumer ça en une seule affirmation, comme si j’essayais de synthétiser toute ma vie en un seul paragraphe, je dirais que ce n’était vraiment qu’une histoire d’amitié. Mon amitié avec Nathan Verney a réellement été le début et la fin de tout. C’est avec lui que j’ai découvert le monde, et je ne vois pas un seul évènement important antérieur à sa mort que nous n’ayons pas partagé. De six à vingt-quatre ans, nous avons vécu des vies parallèles, et si l’un ou l’autre partait de temps en temps à droite ou à gauche, ou alors marquait une pause, ralentissait, ou manquait un pas, nous finissions toujours par nous retrouver un peu plus loin. »

Caroline du Sud, 1982. Daniel Ford attend la mort. La chaise électrique.
Douze ans qu’il purge sa peine à Sumter pour le meurtre de son meilleur ami, Nathan Verney.
Un châtiment qu’il a accepté, pour un crime qu’il n’a pas commis. Parce que la culpabilité est là, malgré tout… Elle le ronge et le réduit à néant. Comme un papillon de nuit qui s’approche trop près de la lumière.

Plus la date de l’exécution approche, plus les souvenirs se font précis, vibrants, et ce qui pourrait n’être « que » le récit d’une erreur judiciaire devient le récit d’un monde, d’une époque. Celle – il n’y a pas si longtemps que ça – où un Noir et un Blanc n’auraient pas eu le droit d’être amis… Et c’est tout un pan de l’histoire américaine qui défile – JFK et « la mort du roi », la guerre du Vietnam, Nixon, le Watergate, Marthin Luther King, le Ku Kux Klan… – dont la folie causera la perte de Daniel et de Nathan, le « petit gosse noir [avec] des oreilles comme des anses de cruche, des yeux comme des feux de signalisation, et une bouche qui lui fendait le visage d’une oreille à l’autre », avec lequel il a partagé un sandwich au jambon cuit un été, près de la rive du lac Marion. (suite…)

{Recette Vegan} Tofu sauté à l’orange

Pour Noël, on m’a offert un livre de cuisine vegan que j’aime beaucoup : Dans la cuisine de Chloé. Il est plein de belles et bonnes idées et les recettes que j’ai testées jusque là ont toute été approuvées ! La bonne nouvelle, c’est qu’il m’en reste encore plein à tester ! 🙂

Ce tofu à l’orange est très inspiré d’une recette de Chloé figurant dans ce livre, donc. Quelques différences tout de même : elle fait frire son tofu, en faisant des sortes de « nuggets », là où je me contente de le faire dorer dans un peu d’huile au wok (la friture, ce n’est pas mon truc !) ; elle utilise dans sa sauce du zeste, ce que je n’ai pas fait, mes oranges n’étant pas bio ; enfin, elle sert son tofu à l’orange avec tout plein de coriandre, que j’ai remplacée par de l’oignon nouveau.

N’ayant jamais mangé de viande, le canard à l’orange & cie sont toujours restés un mystère culinaire pour moi… Ce fut donc l’occasion de découvrir une version revisitée de ce grand classique : vegan et tout à fait délicieuse ! Faites-moi confiance là-dessus 🙂 En plus, c’est ultra simple et rapide à faire ! Enfin, j’dis ça, j’dis rien…

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{Roman Jeunesse} Je m’appelle Mina – David Almond

jemappellemina« J’adore les après-midi comme ça, lorsqu’on parle de choses comme la métempsychose, qu’on apprend tellement de choses, qu’on s’étonne, qu’on découvre, que les idées se développent et prennent leur envol, comme celle de l’œuf et de l’univers. J’adore être scolarisée à la maison, ne pas être soumise à des matières, des horaires et des règles. Ça fait presque un an que ça dure, depuis ce jour redouté des évaluations. On dirait que ça fait beaucoup longtemps – peut-être à cause de cette impression d’avoir autant de liberté, d’espace et de temps. »

Perchée dans son arbre, Mina observe– tout en haut – les œufs des merles qui vont bientôt éclore et – tout en bas – ce monde un peu étrange auquel on attend d’elle qu’elle appartienne. A moins que ce ne soit elle, qui soit un peu étrange..?

Mina vit seule avec sa mère ; son père est mort depuis si longtemps qu’elle s’en souvient à peine. Elles sont toutes les deux, rien que toutes les deux, et c’est bien suffisant. Les autres, ils ne la comprennent pas. Alors elle ne va plus à l’école, car les écoles sont des prisons, des moules dans lesquels elle ne rentre pas. Là bas, on doit apprendre les mots, les réciter, écrire des phrases absurdes de bêtise, mais pas jouer avec. Or c’est ce qu’elle préfère, Mina, jouer avec les mots. Les inventer, les gribouiller dans son carnet et les détourner, faire des calligrammes, imaginer des histoires, et des langages, les répéter, les clamer, laisser rouler leurs sonorités sous sa langue. Les rendre vivants. (suite…)

{Roman} Intérieur nuit – Marisha Pessl

interieur_nuit« Elle m’a dit que son père lui avait appris à vivre au-delà des limites de la vie, dans ses recoins les plus cachés, là où le commun des mortels n’a pas le courage d’aller, là où on souffre, là ou règnent une beauté et une douleur inimaginable. Elle se demandait toujours ‘’Oserais-je ? Oserais-je déranger l’univers ?’’ […] Ils s’imposaient toujours de ne pas mesurer l’existence avec une cuiller à café, à coup de matins et d’après-midi, mais au contraire de nager au fond, tout au fond de l’océan, pour découvrir le lieu où chantaient les sirènes. Où il y avait du danger, de la beauté et de la lumière. Uniquement l’instant présent. Ashley disait que c’était la seule manière de vivre. »

Cordova est le plus grand mystère du cinéma de ce siècle : un homme invisible – sa dernière interview au magazine Rolling Stone date de 1977- énigme retranchée dans son immense domaine – le Peak – au sein duquel il tourne tous ses films, tous ses cauchemars à la violence infernale, qui – peut-être – semblent trop réels ? Sa vie elle-même est peuplée de zones d’ombres, d’une épouse accidentellement noyée, d’une assistante un peu trop dévouée, d’acteurs qui refusent de parler… L’homme déchaine les passions autant que la haine, génie pour les uns, démon pour les autres, démiurge d’un univers cauchemardesque que l’Internet underground et ses amateurs les plus absolus – les cordovistes – tentent de s’approprier pour en percer les secrets. Objets de véritables cultes, ces films s’échangent aujourd’hui sous le manteau, moyennant des sommes folles, ou sont projetés clandestinement la nuit dans les couloirs de métro des grandes villes, pour ceux qui ont le cœur bien accroché et croient – sans doute à tort – ne plus avoir peur du noir… (suite…)